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Rosalind Franklin : portrait d'une femme de science d'exception

A l'occasion de la Journée Internationale des Femmes et des Filles de Science, le CIRI salue la mémoire de Rosalind Franklin, biologiste moléculaire britannique, à l'origine de la découverte de la structure ADN.

11 février : La journée internationale des femmes et filles de science

 

Portrait de femme : Rosalind Franklin, un génie oublié

Née le 25 juillet 1920 à Notting Hill, Rosalind Franklin est une élève brillante qui excelle en particulier en science.

En 1938 elle se lance dans des études de chimie à l’Université de Cambridge d’où elle ressort, en 1945, diplômée d’une thèse en physique-chimie sur les propriétés du charbon.

A la fin de la seconde guerre mondiale, elle entre au Laboratoire central des services chimiques de l’État à Paris, où elle y apprend la diffractométrie de rayons X aux côtés d’un expert de la discipline, Jacques Mering.

De retour à Londres, elle intègre le prestigieux King’s College et applique ses précédentes découvertes à l’étude de matériaux moléculaires. Travaillant avec les physiciens Maurice Wilkins et Raymond Gosling, elle consacre ses travaux de recherche à l’ADN et l’ARN. Elle découvre grâce à ses clichés par cristallographies les deux conformations de la molécule d’ADN.

Amenée à quitter le King’s College en 1953 pour le Birbeck College, suite à d’importantes tensions au travail, elle est contrainte de laisser derrière elle les travaux qu’elle a effectués. Maurice Wilkings poursuit  les recherches en se servant très largement des clichés de Rosalind. Il transmet les travaux aux biologistes James Dewey Wilson et Francis Crick qui à leur tour consacrent leur recherche à la structure de l’ADN avec l’ambition d’être les premiers à la révéler au grand public. C’est le fameux cliché 51 de Rosalind, à l’origine de ses déductions originales, qui constituera la première preuve que l’ADN est de structure bi-hélicoïdale. James Dewey Watson et Francis Crick publient dans la revue Nature leur découverte ; Rosalind ne sera mentionnée que dans une note de bas de page.

Rosalind Franklin meurt en 1956 des suites d’un cancer des ovaires alors qu’en 1962, la découverte de la structure de l’ADN permettra à Watson, Crick et Wilkins d’obtenir conjointement le Prix Nobel de physiologie ou médecine. Le prix Nobel ne pouvant être décerné à titre posthume, Rosalind ne fait pas partie des lauréats et elle ne sera mentionnée ni dans le discours de Crick, ni de Watson.

Le CIRI rend hommage à cette femme de science d’exception, en particulier en cette Journée internationale des femmes et des filles de Science, et tous les jours par le bais de la Recherche réalisée au sein de son bâtiment Rosalind Franklin situé dans le Lyon Biopôle.

 

© source Indéscience